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Un repreneur pour le club hippique
Le club hippique du Mollin, géré jusqu'alors par une association, va changer de main. Avant de se retrouver étranglés financièrement, les bénévoles ont choisi de vendre à Tony Cailleteau (du Centre équestre montois) qui compte y maintenir les activités actuelles et développer un pôle poney. Une centaine de personnes ont fait le déplacement, vendredi soir, à l'assemblée extraordinaire du club hippique. Après l'assemblée générale de novembre, les adhérents devaient entériner le choix d'un repreneur. C'est chose faite. " Le club fonctionne bien. Mais pour l'avenir, nous nous sommes rendu compte des limites du système associatif pour couvrir toutes les dépenses, explique Carole Traineau, présidente. Nos charges de personnel auraient augmenté car les emplois aidés (par l'État) vont cesser de l'être. La gestion sociale lointaine d'un bureau de bénévoles est compliquée. Personne n'a relevé le défi de nous remplacer ", note la présidente, démissionnaire, ainsi qu'une majorité du bureau, lors de la dernière réunion. Dans ce contexte, l'association, après avoir changé ses statuts, a voté pour la cession de l'activité à un particulier (effective en mars), avec un cahier des charges à respecter. L'association cherchait quelqu'un « dans l'esprit actuel du club, tenant la route financièrement, qui ait un projet à long terme et pédagogique. " Sur trois dossiers, seul celui de Tony Cailleteau a abouti. C'est donc lui qui va racheter le club, pour environ 150 000 €. Il prévoit de conserver l'équitation classique, l'option CSO (concours de sauts d'obstacles), une ouverture sur le dressage et le complet, des interventions de spécialistes. " Pour les cavaliers de compétition, j'aimerais fixer un objectif chaque année pour les motiver. " Tony Cailleteau, qui a déjà repris le centre équestre de Saint-Jeande-Monts, veut ouvrir un pôle poney, des " baby poneys " aux poneys de compétition nationale. Ponctuellement, il pourrait aussi proposer" une découverte de l'équitation western, du trac (rando de compétition), des randonnées découvertes gastronomiques, de l'endurance, une foire annuelle, etc. " Dans une partie plus commerciale, Tony Cailleteau, également éleveur, pourra vendre poneys ou chevaux aux cavaliers. " Je suis attiré par Challans car c'est une ville qui bouge. " Tony Cailleteau est aussi conscient qu'il va devoir continuer d'investir dans le club car, outre ce premier achat, il aura de nombreux travaux à y faire plus de 15 000 € sur la toiture, 45 000 E pour une fosse à fumier aux normes... " Envisagez-vous une hausse des tarifs ? " s'inquiète l'un des 240 adhérents. " Pas plus que la petite augmentation habituelle de 3 à 5 % ", rassure-t-il. Concernant les emplois, le repreneur a prévu un moniteur et un palefrenier. Puis; un élève moniteur en plus la 2e année, et un mi-temps l'année suivante." Je garde le moniteur (Alexis Fournier). Et, si je peux, la 2e monitrice actuelle " (Anne-Céline Tendron, actuellement emploi-jeune). Les deux autres personnes, pour l'instant employées en CDD arrêteront après la fin de leur contrat. Désormais " privée " de son activité d'école d'équitation, l'association va toutefois subsister. Son argent servira par exemple " à organiser des concours officiels, à la promotion du cheval, à aider à l'équipement, à subventionner des déplacements, à faire venir des intervenants... détaille Carole Traineau. L'association proposera tout cela, en partenariat avec le club hippique. Bien sûr, les nouveaux cavaliers ne seront pas obligés d'adhérer à l'association. " Dans quelques mois, une nouvelle assemblée se tiendra pour élire le nouveau bureau, parce que " nous, ce n'est pas ad vitam aeternam ". Sylvie RIBOT
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