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La Croix rouge sur tous les fronts
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L'association aimerait plus de bénévoles dans le social ou le secourisme
La Croix rouge est en train de réaménager son vestiaire pour les personnes en difficulté. Autour d'Albert Charron (président), l'association donne aussi des coups de pouce en cas de factures impayées... Et prône le massage cardiaque dans ses formations AFPS. La Croix rouge, mobilisée sur de nombreux fronts, aimerait d'ailleurs monter un poste de secours challandais. Dès l'accueil, Madeleine, Jacqueline et les autres donnent le la : " On dépanne momentanément les gens en situation difficile ". La Croix rouge aide, par exemple, à faire rétablir l'électricité coupée suite à des impayés. Ou encore à " prendre en charge une partie des frais de cantine les mois d'hiver. Nous distribuons aussi des colis alimentaires ". Le vestiaire, lui, vient de descendre d'un étage dans le local de l'association, route de Nantes (à côté de l'antenne CCI). " Environ 150 personnes ont un dossier chez nous ", récapitulent les deux bénévoles. Depuis janvier, nous avons vu 23 nouveaux. Des personnes en détresse, des femmes seules avec enfants, des pertes d'emploi. Souvent, nous sommes un peu leur dernier recours. " Théoriquement, elles viennent de tout le Nord-Ouest vendéen, mais dans les faits beaucoup sont du secteur challandais. Dans la vesti-boutique, France dresse le même constat. Elle perçoit également beaucoup l'autre bout de la chaîne : ceux qui donnent des vêtements pour les autres, " On a nos habitués ! Voyez, encore une dame qui nous en apporte ! Hors horaires d'ouverture (1), d'autres déposent dans la benne extérieure installée à cet effet. En ce moment, nous ne manquons pas de dons. Cela doit venir de l'effet médiatique des inondations dans le Sud... " Les vêtements, coussins, draps... sont vendus à un prix minime aux personnes dans le besoin. « Une partie est envoyée à Eurocollecte (pour les vieux chiffons) et une autre part pour le Bénin "', ajoute Albert Charron, président depuis trois mois, à la suite de Marie-Thérèse Fronteau.
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Défibrillateur
La Croix rouge est aussi présente sur le front du secourisme. « Nous proposons une AFPS tous les mois », souligne le président. L'attestation de formation aux premiers secours dure dix heures, réparties sur des week-ends ou des soirées. Ici, ça marche bien pour remplir les sessions. Mais de 6 % de la population formée aux gestes qui sauvent, nous voudrions passer à 20 %. " Parfois, ces AFPS ou les IPS (initiations d'une heure] permettent aussi de sensibiliser, voire de recruter de nouveaux bénévoles. Car si l'association en compte 52 (dont une vingtaine d'actifs), elle aimerait grossir ses rangs. A partir d'octobre, pour monter un poste de secours sur des manifestations ponctuelles, " un défibrillateur semi-automatique de 3 050 € sera nécessaire. Autre problème : en Vendée, il n'y a que deux chefs d'intervention Croix rouge, or il en faut un dans chaque équipe de poste de secours. On ne peut donc monter un poste dans le coin que quand l'un des chefs est disponible, poursuit Albert, l'un des plus " vieux " secouristes de la section challandaise. Ce fut le cas au match de basket Cholet-Pau. Albert envisage donc, ainsi qu'un autre bénévole, de passer l'examen pour devenir chef d'intervention. " Tout ça, c'est du boulot ! confie le jeune homme. Je découvre un peu le niveau social depuis ma prise de fonction et je n'imaginais pas qu'autant de gens avaient besoin d'aide. Oui, mais quand on les voit revenir avec le sourire... "
(1) : les mardis et jeudis, de 14 h à 17 h.
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Sylvie RIBOT. (Ouest France du 1er Octobre 2002)
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